Préambule
Il ne faut pas s’attendre à trouver ci-après les propos de J. VERNEREY au mot près, ni le détail de ses argumentations ou expériences personnelles. Ce serait fastidieux et obligatoirement incomplet, tant la prise de notes est délicate lorsqu’on est auditeur intéressé à titre personnel et rapporteur. Je souhaite simplement ne pas m’être trop éloigné de la philosophie qui nous a été présentée et développée avec passion ; Jacques nous entraînant doucement vers une véritable réflexion personnelle, faisant la riche part au respect de chaque identité.
J’entraîne une fois par semaine … Quelles priorités?
JACQUES VERNEREY
Introduction
Il est fondamental de ne pas oublier de rappeler le rôle de la formation permanente qui permet de mieux entraîner et de s’enrichir au contact d’autres personnes.
Attention ! l’environnement de l’entraîneur, celui qu’il se crée, celui qu’il s’impose ou encore celui qui lui est imposé sont importants sinon la passion, l’envie de bien faire, peuvent devenir de véritables moments d’égarement et de souffrance.
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Pour en revenir au thème du jour, la difficulté majeure à surmonter est le peu de temps pour travailler, vivre avec son équipe, développer des valeurs. Entraîner une fois par semaine est la pire des situations pour faire passer un message ou installer un projet.
De la nécessité d’une véritable démarche personnelle … en amont de sa toute première intervention.
Accaparer le statut d’entraîneur est impossible sans démarche car entraîner est une responsabilité, notamment éducative. Il convient donc d’être très modeste, de se demander ce qui va faire sa propre identité et de ne jamais oublier que « savoir jouer n’est pas obligatoirement savoir faire jouer ».
Arrive tout d’abord une situation de réflexion personnelle
au cours de laquelle plusieurs questions interpelleront le futur entraîneur :
Je vais entraîner…Qu’est-ce que réussir en tant qu’entraîneur ?
Rappelons tout d’abord que les résultats ne définissent pas à eux seuls un véritable degré de réussite. Ce ne sont que des indices.
La réussite est aussi ancrée à la vie du groupe, à la communion de valeurs et de moyens entre les personnes y participant.
Quel est le lien entre ma vie et le fait d’entraîner ?- économique (salaire, indemnités)
- pulsionnel (je suis fondamentalement attiré)
- ambition (je ne suis que de passage dans votre Club…)
- social (cela me met en valeur, me situe dans le Club, la vie)
- psychologique (c’est mon équilibre)
Quel est mon référent pour devenir le coach que je voudrais être ?- Une rencontre passée avec une personne qui m’a marqué (entraîneur par ex.)
- Des vidéos
- Des livres
Ou un peu de chaque …
L’entraîneur se dirigera petit à petit vers un profil personnel mieux défini et connu de lui-même.
3 grands types de « coaching » se distinguent avec :
- Le coach de type organisateur
- Le coach de type gestionnaire des hommes
- Le coach de type gestionnaire des techniques et tactiques (le coach encyclopédique ?)
Que chacun essaie donc de se positionner … Un de ces coachs ou un peu de chaque ? Sachant que nous avons tous une dominante et qu’il faut l’exploiter au maximum de son efficacité. Il faut donc bien la connaître, c’est là l’essentiel.
Ensuite,
La première démarche sera de savoir définir des objectifs : généralement, ils dépendent de ceux du Club, de l’identité que veut se donner l’association. On peut très bien accepter de s’occuper des poussins mais quels seront les objectifs ? Une garderie, l’obtention de résultats ? Vais-je finalement accepter ces choix ?
La seconde démarche concerne l’organisation :
Quel sera son type ? Quelle sera la répartition des tâches ? Et les joueurs que font-ils ?
Il faudra donc définir ce qu’on attend de chacun : des dirigeants, des parents, des joueurs.
Ces deux premières étapes induisent un réseau d’attitudes
qu’il est important de rédiger avant tout début d’intervention.
Cette rédaction mettra en évidence le rôle de chacun, les règles acceptées et à respecter. Que ce soit par les dirigeants, les joueurs ou les parents. Il faut donc apprendre à connaître son entourage, à dialoguer, à négocier, notamment avec divers interférents possibles (parents des jeunes, épouses des plus vieux…).
Les étapes à respecter pour tout cela :
- Informer tout ce qui tourne autour de l’équipe
- Constituer une équipe technique, même modeste… Seul, on n’est bon à rien
- Installer une dynamique
Interpeller sans cesse
Discipline
Enthousiasme
Approche pédagogique
Dynamique matérielle (équipement, effectif)
La réunion d’équipe ( avec les parents pour les petits) est donc incontournable pour :
- expliquer le projet
- mettre en place un pacte de départ
- définir la place de chacun
- obliger les gens à faire des choix d’attitudes (ex : respect des horaires)
Abordons maintenant les contenus d’entraînement.
Pour plus d’information sur les contenus, vous pouvez consulter le chapitre 3 du livre « tout un programme sur notre site www.stcbasketball.com à partir du mois de mars.
Mais sans oublier qu’on est autant coach pour entraîner des personnes que pour enseigner du basket.
Définissons d’abord deux domaines d’intervention bien distincts :
les jeunes et les adultes.
Chez les jeunes, il est fondamental d’aborder :- Le jeu
- Les règles
- Des paliers d’apprentissage (physique, technique, tactique)
Et surtout de laisser une trace.
Pour les adultes, c’est différent :- Les objectifs seront limités
- Les priorités seront négociées
Les objectifs de « travail » (entraînement et jeu) à fixer pour les jeunes et les adultes peuvent se répartir sur la base :
- d’une part consacrée au domaine technique et tactique (jeu pratiqué)
- d’une part consacrée aux comportements (respect)
- d’une part consacrée aux résultats en fonction du potentiel de l’équipe(recherche d’efficacité)
Il faudra aussi distinguer les objectifs de résultats individuels et collectifs.
> Mettre en place un style de jeu
C’est à dire expliquer comment les joueurs doivent fonctionner entre eux
Les incontournables :
- L’équilibre rebond – repli après chaque tir
- Le Spacing (occupation de l’espace et distance entre joueurs)
- Les aides en attaque et en défense (mobiliser son adversaire direct et les proches)
- La sélection des tirs (définition d’un bon tir : pourcentage, mieux placé que moi ,bon moment)
- Le niveau de pression défensive (sur la balle, sur les lignes de passe, à l’intérieur)
Ce style devra tenir compte de :
En Attaque
Des options de Jeu de pénétration
Des options de Jeu de coupe
Des options de Jeu d’écran
Des options de Jeu dos au panier
En Défense
Du repère Côté fort/côté faible par rapport au ballon
D’un choix d’orientation et de pression sur le ballon
Des choix de rotations (qui aide sur dribble, à l’intérieur)
Dans son programme directeur (un guide de repères en quelques phrases précisant objectifs, méthode, contenus, calendriers de match et d’entraînement) :
le Coach installera des cycles avec des durées bien définies (avant saison et saison , trimestres). Il y répartira la part consacrée au technique, au tactique, au physique, en attaque, en défense, en situations spéciales ; tout cela pouvant se combiner.
La méthode pédagogique devra être affirmée par une évaluation de départ et des évaluations intermédiaires (tests même joués , entretiens collectifs et individuels, compte rendu des progrès )
En ce qui concerne la séance d’entraînement
1 Pré-séance
Recentrer les joueurs
Travail technique personnel
2 Séance
S’imposer un minutage ( y compris les étirements)
Présenter les objectifs voulus
Différencier réalisation et exécution (reproduire en situation de jeu)
3 Post-séance
L’effort plus
Temps et lieu pour aller plus loin
Message édité par basketmania le 09-03-2006 à 20:39:17